Santé
La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, définit ainsi le handicap :
« Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant. »
Le rôle privilégié du médecin traitant
Le médecin traitant a une vision globale de son patient. Il vous connaît souvent depuis de nombreuses années, ainsi que votre famille, vos aidants, votre histoire médicale. Il est donc le mieux placé pour réaliser des bilans de prévention, vérifier les antécédents, détecter les modifications de comportement et faire réaliser des contrôles en cas de maladie rare ou de handicap.
C’est le médecin qui connaît le mieux votre handicap, et donc de préférence votre médecin traitant qui devra remplir le certificat médical obligatoire pour votre dépôt de demande à la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH). Vous pourrez également compléter votre dossier de demande, de comptes-rendus d’autres médecins spécialistes, professionnels de santé, psychologue…
Lors de vos prises de rendez-vous chez le médecin, précisez que vous consultez afin de faire compléter le certificat médical à joindre à une demande à la MDPH. Ce certificat médical doit être rempli de la manière la plus complète possible, daté, signé et comporter le numéro d’identification RPPS (répertoire partagé des professionnels de santé) du médecin.
Si vous avez une déficience auditive, il faudra faire compléter le compte-rendu type pour un bilan auditif, par un ORL (un compte-rendu rempli par un audioprothésiste ne sera pas recevable). Et si vous avez une déficience visuelle, il faudra faire compléter le compte-rendu type pour un bilan ophtalmologique par un ophtalmologue.
Télécharger ces documents
Il existe également des documents complémentaires et facultatifs pour les personnes atteintes de maladies ou handicaps rares, pour les personnes en situation de handicap liée à des altérations de fonctions mentales, cognitives, psychiques dont les troubles neurodéveloppementaux (TND).
Et si vous n'avez pas pu trouver de médecin ?
Si vous n’avez pas de médecin traitant parce que vous n’avez pas réussi à en trouver, un conseiller accompagnement santé de votre Caisse Primaire d’Assurance Maladie pourra vous aider dans votre recherche.
Si vous avez besoin d’un suivi sur le plan psychique, vous pouvez vous adresser au Centre Médico-Psychologique (CMP) de votre secteur.
Et si vous êtes lourdement handicapé et n’avez pas accès aux soins courants, HANDICONSULT s’adresse à vous. Ce service du Centre Hospitalier Annecy Genevois concerne tous types de handicap (handicap moteur, visuel, auditif, psychique, intellectuel), avec forte dépendance.
Incapacité, invalidité ?
Si vous relevez du champ du handicap, la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH) appréciera votre taux d’incapacité (inférieur à 50%, de 50 à 79%, ou égal ou supérieur à 80%). Ce taux correspond au degré de limitation d’activité que vous subissez personnellement du fait de votre handicap.
Si votre santé s’est dégradée (à la suite d’un accident ou d’une maladie non professionnelle) et que vous ne pouvez plus travailler comme avant, l’Assurance Maladie peut, sous certaines conditions, vous accorder une pension d’invalidité pour compenser la perte de vos revenus.
Invalidité et handicap ne s’opposent pas. Dans certaines situations, l’Allocation aux Adultes Handicapés et la pension d’invalidité sont cumulables. Pour cette question, seule votre Caisse d’Allocation Familiale pourra vous apporter des réponses précises et propres à votre situation.
En cas d'urgence
Numéro national de prévention du suicide : 3114
Gratuit, accessible 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, ce numéro permet d’apporter une réponse immédiate aux personnes en détresse psychique et à risque suicidaire. Au bout du fil, des professionnels de santé, formés, mobilisés, en lien avec des acteurs du soin de chaque territoire, peuvent apporter des réponses adaptées à chaque situation.
En cas de danger grave et immédiat, contactez les services d’urgence : 15 (SAMU) — 17 (Police / Gendarmerie) — 18 (Pompiers) — 112 (numéro d’urgence européen) — 114 (numéro d’urgence pour les personnes sourdes et malentendantes, par SMS).